Gaël Hillion

Que ce soit dans la mer ou sur la plage, vous ne trouverez pas Gaël sans son appareil photo. Passionné aussi bien par la photographie que par le surf, il réunit ces deux disciplines tout en ayant un grand soucis du détail. On ressent à travers ses photos la réflexion et la sensibilité qu’il porte sur l’environnement qui l’entoure et on n’a q’une seule envie : en voir plus.

Salut Gaël, peux tu te présenter à la communauté Vitamin Sea ?

Je m’appelle Gaël, j’ai 24 ans et je suis passionné de photographie (et) de surf. Je fais de la photographie uniquement par plaisir, je suis avant tout designer et je viens juste d’être diplômé d’un master. Mes études ont été plutôt cools car elles m’ont permis d’aller vivre en Allemagne et au Canada. Très prochainement je vais partir travailler à Londres, cette fois-ci pour du long terme. Ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas forcément les destinations idéales pour photographier du surf ! J’en ai quand même bien profité quand j’étais en France car mon emploi du temps était super flexible.

© Gaël Hillion

Comment et pourquoi as tu commencé la photo de surf ?

J’ai commencé la photographie petit à petit. Je faisais du bodyboard avec mes potes, et c’était la « mode » GoPro à ce moment là. Toujours le soucis de partager ses sessions, de se filmer, super narcissique à l’époque !

Et je me suis vite rendu compte des limites de ce type de matériel, à la fois technique et artistique.

Je suis donc passé sur un reflex et au fur et à mesure, je me suis pris au jeu. J’aurais tendance à dire que maintenant je ressens plus de plaisir à prendre des photos qu’à faire du surf/bodyboard.

Tu utilises quel matos pour shooter ?

Niveau matériel j’ai un D7100 et 35mm avec caisson pour les shots aquas, et 55-200mm quand je suis au sec sur le sable. Le gros problème c’est que j’ai envie d’avoir le meilleur matériel possible mais c’est tout un budget.

Mon caisson est « homemade », je n’ai pas accès aux réglages une fois dans l’eau, pas l’idéal. Mais ça me pousse à réfléchir à l’ambiance extérieure avant d’aller dans l’eau, et je suis sûr qu’au final ça améliore la qualité de mes shots.

C’est quoi ce que tu aimes le plus dans la photo ?

Je dirais les détails, j’aime vraiment l’aspect contemplatif d’une photographie, celui qui transporte dans la scène.

Je pense que la photographie m’aide vraiment à avoir un autre regard sur ce qui m’entoure: les formes, les couleurs, les mouvements. On devient tout de suite beaucoup plus alerte, même sans son reflex en main. La photographie m’aide à être plus attentif à ce qu’il y a autour de moi.

© Gaël Hillion

Tu préfères shooter sur le sable ou dans l’eau ?

Ça dépend vraiment des conditions. S’il fait super froid, c’est pas cool d’aller dans l’eau le corps immergé pendant 95% de la session. Aussi, j’essaie vraiment de m’éloigner des photos qu’on voit tout le temps, je ne dis pas que j’y arrive forcément mais par exemple; je vois peu l’intérêt d’aller à l’eau avec mon caisson si je ne trouve pas que la lumière ou le plan d’eau sont spéciaux. Je préfère tout autant sortir ma planche et prendre des photos sur le sable en fin de session.

Et tu penses à quoi avant d’aller à l’eau ? 

L’endroit où je devrais rentrer, comment les vagues déroulent et où me placer. Je débute vraiment en aqua donc j’ai tout à apprendre.

Quels conseils donnerais tu pour choisir son matos ?

Je suis pas sûr d’être super bien placé pour ça. Si c’est pour aller dans l’eau, un objectif court pour être au cœur de l’action et en dehors de l’eau ça dépendra du type de spot mais on s’approchera du téléobjectif plus les vagues sont loins du bord.

Surtout, une fois que l’on a son matériel, s’y fier et l’explorer au maximum pour le connaître parfaitement. Pas besoin de changer tous les ans.

Et tu as des conseils pour ceux qui aimeraient débuter la photo de surf ?

© Gaël Hillion

Je pense que le plus important c’est chercher la composition spéciale. Ça peut être jouer avec les éléments en premier plan par exemple, ou changer d’angle de vue… Il faut pas hésiter à exploiter le même spot au maximum, c’est en le connaissant parfaitement qu’on y découvre de nouvelles facettes et qu’on en tire le meilleur.

Pour les débutants, je déconseille l’achat d’un téléobjectif avec trépied. Être avec ce type de matériel, quasiment incapable de bouger et de s’accroupir, c’est pas l’idéal pour capter les différents moments et pour progresser. De mon point de vue, le fait d’être figé sur un endroit du spot n’aide vraiment pas à être créatif.

Des photographes qui t’inspirent ?

Pas forcément des personnes très connues ou uniquement sur le surf:

@jenbuckphoto

@woodygphoto

@theogosselin

@jonvway

Si tu devais choisir un spot dans le monde entier et un/une surfeur/surfeuse à photographier ?

Un spot, celui que personne ne connaît, bien sauvage et perdu, donc sûrement au Nord !

Un surfeur, je ne suis pas trop du genre à aduler quelqu’un. On dirait quand même pas non à John John 🙂

Quand tu ne fais pas de photos, quelle est ton occupation préférée ?

Je fais beaucoup de sport, ça m’aide à avoir une certaine balance. J’ai aussi la chance de faire un travail qui me passionne donc ça à de quoi m’occuper.

À ce jour il y a une photo dont tu es le plus fier ?

Mes photos préférées sont souvent les plus abstraites ou celles que l’on a pas l’habitude de voir en photographie. En fait, c’est très dur d’avoir un œil vraiment objectif sur ses photos. En photographie ou même dans la vie de tous les jours, j’ai tendance à remettre tout ce que je fais en question, c’est parfois un défaut, mais je suis convaincu que ça m’aide à progresser.

© Gaël Hillion

Tu as des projets à venir ?

Paradoxalement, sûrement moins de photo de surf dans les prochains mois, c’est encore très flou et dur de me projeter. Ce qui est sûr c’est que je serai beaucoup moins présent sur les spots Vendéens.

J’aimerais bien aussi explorer un peu de photo de portrait.

Le petit mot de la fin ?

Allez jeter un coup d’œil sur mon shop

https://gaelhillion.myshopify.com

Ou sur Instagram @ghlln.

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